• Publié le <time data-hover="25 janvier 2016" datetime="2016-01-25T13:59:25+01:00"> 25 janvier 2016 </time> par FSC / Code du travail : le double langage - Front Syndical de Classe

    Code du travail : le double langage

    D'un côté les médias répandent la bonne parole : la caution morale de la "gôche" (Badinter) en mettant haut et fort en avant le caractère infranchissable, les lignes rouges des 61 principes constituant le préambule, et, dans le même temps où Valls corrige : "la dérogation à la durée légale du temps de travail à 35 heures n'est plus une transgression".

    Double langage et hypocrisie coutumiers de la social-démocratie.

    C'est que le renvoi privilégié des négociations au niveau de chaque entreprise, donc sous l'emprise et le chantage (délocalisation, fermeture) du patronat doit permettre tous les contournements possibles et imaginables de la loi.

    Au passage remarquons que le projet lui-même de refonte du Code repose sur l'idée mensongère et manipulatrice que ce sont les protections sociales des travailleurs qui sont responsables du chômage en quelque sorte !

    Plus que jamais, fuir les négociations bidon et, pour le mouvement syndical, s'attacher à construire de manière quasi exclusive les luttes de résistance et la contre-offensive unifiée!


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  • NON au projet d\'aéroport de Notre-Dame-des-LandesLe juge de l'expropriation du TGI de Nantes a décidé lundi l'expulsion des derniers occupants historiques des terrains prévus pour accueillir le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, accordant un délai à huit des onze familles et sans assortir sa décision de contrainte financière.

    Lors de l'audience en référé, le 13 janvier, Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale du groupe Vinci et concessionnaire du futur aéroport, avait demandé l'expulsion immédiate des onze familles et quatre agriculteurs, opposants historiques au projet, assortie d'une astreinte journalière de 200 à 1.000 euros.

    Le juge a néanmoins déclaré que "l'évacuation (pouvait) commencer pour les exploitations agricoles" et pour les familles non concernées par le délai de deux mois accordé à huit d'entre elles.

    Un important dispositif de forces de l'ordre était présent lundi autour du palais de justice de Nantes devant lequel étaient rassemblés plusieurs centaines d'opposants à l'aéroport, venus en soutien aux familles et exploitants expulsés, qui ont accueilli le jugement aux cris de: "On ne lâche rien!".

    S'exprimant au mégaphone devant les opposants, dont certains grimés en clown, Julien Durand, porte-parole de l'Acipa, principale association d'opposants au projet d'aéroport, a supplié le président de la République: "(François) Hollande, parle enfin, avant que l'irréparable se fasse à Notre-Dame-des-Landes! C'est cette semaine que tu dois prendre la parole!".

    Le rassemblement d'opposants s'est dispersé sans incident.

    Le Parti de Gauche par la voix de la secrétaire nationale à l'écologie Martine Billard a dénoncé cette décision dans un communiqué.

    Les agriculteurs, qui ont refusé de vendre leurs terres, et les familles, anciens propriétaires ou locataires de maisons rétrocédées à AGO, pour certaines présentes depuis des générations sur la "Zad" (zone d'aménagement différé, rebaptisée "zone à défendre" par les opposants), ont assuré qu'ils ne "partiraient pas".

    Ils sont soutenus depuis début janvier par la reprise des mobilisations contre ce projet de transfert de l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique vers le site de Notre-Dame-des-Landes.

    Les élus de la commune de Notre-Dame-des-Landes ont voté mardi soir, lors d'un conseil municipal extraordinaire, une motion de soutien aux habitants "historiques", demandant à l’État de "surseoir à toute expulsion".

    Le président François Hollande a trahi son engagement, pris en 2012, de geler les expulsions tant que les recours déposés contre le projet n'auraient pas été épuisés, y compris les appels.

    Mais ils ne sont plus à une trahison prés !

    SOURCE : Notre-Dame-des-Landes: les habitants historiques expulsables - 25/01/2016 - La Nouvelle République (MORCEAUX CHOISIS)

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  • Par François Corre, Blog Paul Jorion

    Première ‘alerte pollution’ (particules PM10) de l’année 2016, mais les sirènes médiatiques ne semblent pas trop fonctionner, ou si peu…

    Pour Paris, Amiens, Rouen, Lille ou encore Londres et Bruxelles, ce n’était déjà pas folichon hier, mais pour aujourd’hui et demain (21/01), l’apnée et/ou le masque sont conseillés aux ‘personnes fragiles’ !

    En caricaturant à peine, c’est à peu près ce que proposent les ‘autorités’ qui ne peuvent que constater le passage des ‘épisodes’, faute de politiques globale et sérieuse.

    Elles pourraient peut-être demander le ‘logiciel magique’ d’un certain fabricant automobile, afin d’obtenir des relevés qui ne dépassent jamais les normes…

    PS: concernant les particules PM 2,5 c’est pire…Mais on se rassurera modérément, l’Asie nous devance, si on peut dire…

    PM10

    Source : http://www.pauljorion.com/blog/2016/01/20/bonne-premiere-alerte-de-lannee-par-francois-corre/


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  • Déclaration commune des UD CGT, FSU et Solidaires de Loire Atlantique

    Rouge vifEn Loire-Atlantique et de la région des Pays de la Loire, la CGT, la FSU et Solidaires ont porté une appréciation négative face au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Elles l’ont fait à partir d’une approche essentiellement syndicale et environnementale.

    Les trois unions départementales entendent se positionner à partir d’une entrée syndicale capable d’appréhender un intérêt général soucieux de développement soutenable, de qualité de vie et de travail.

    Sous la pression du groupe Vinci, et des lobbies patronaux particulièrement actifs, le gouvernement a choisi en fin d’année 2015 de relancer ce projet d’aéroport.

    Les déclarations obstinées du premier ministre ne font que confirmer une vision en trompe l’oeil de la modernité. Cette annonce, en pleine préparation et déroulement de la COP 21, a ainsi alimenté des conceptions et logiques principalement productivistes ou de prestige.

    Le projet Notre Dame des Landes, voulu comme une vitrine du Grand Ouest fait l’impasse sur l’optimisation pourtant possible de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique à Bouguenais.

    Notre Dame des Landes s’inscrit dans un vaste meccano d’aménagement de la métropole nantaise. La fermeture de Nantes Atlantique ouvrirait un considérable marché immobilier aux promoteurs sur l’agglomération nantaise. Le prétexte de reconstruction très controversée du CHU sur l’île de Nantes est mis en avant pour entreprendre les travaux. Les friches industrielles font l’objet de spéculations juteuses (plusieurs milliards d’euros d’enjeux). La reconversion industrielle du bassin nantais en serait aussi accélérée au profit du tertiaire et des nouvelles technologies (pôle « Jules Verne »).

    Désindustrialiser le sud Loire nantais accentuera le déséquilibre des activités sur l’agglomération. Les franchissements de la Loire seront encore plus problématiques.

    Faire miroiter une montée en puissance autour du fret aérien ne tient pas l’argumentation dans un pays où tout est organisé à partir de Roissy. Les conséquences en termes de transport routier, d’aménagement ferroviaire, de coûts énergétiques et de pollutions induites ne sont pas sérieusement étudiées.

    Quant à l’emploi, contrairement aux affirmations il n’a rien de garanti en termes de progression. Il dépendra largement des délocalisations inévitables touchant aussi bien l’agglomération nantaise que celle de Rennes, voire d’Angers.

    Economiquement, ce projet néglige de s’inscrire dans une approche globale intégrant le devenir des énergies fossiles, les conséquences multiples d’artificialisation des espaces ruraux et des terres par les ouvrages qu’il nécessite.

    Notre Dame des landes répond à une vision en déphasage avec la manière de penser une économie respectueuse de l’environnement et des hommes.

    En Pays de la Loire, relayant les positions patronales et des décideurs économiques, la nouvelle majorité régionale fait bloc avec Matignon pour évacuer la ZAD et commencer les travaux.

    Agissant pour le compte de l’Etat le groupe Vinci, demande à la justice de faire évacuer les quatre derniers agriculteurs et les 11 familles qui vivent encore sur le site. De fortes astreintes destinées à les ruiner, la confiscation des cheptels et du matériel agricole sont en jeu.

    Contrairement à son engagement, le gouvernement le renie et veut engager les expulsions sans attendre l’issue de tous les recours en suspens. Il s’agit là d’une trahison supplémentaire.

    Les UD CGT, Solidaires et FSU de Loire-Atlantique demandent :

    • – qu’il ne soit procédé à aucune expulsion ni expropriation sur la ZAD. Tous les recours déposés doivent être traités et recevoir décision de justice.
    • – qu’une étude indépendante sérieuse soit menée pour étudier les avantages et inconvénients du maintien en exploitation de Nantes Atlantique.
    • – qu’il soit mis un terme aux arrestations de manifestants, confiscations d’engins agricoles, véhicules et permis de conduire qui relèvent de la criminalisation du mouvement social.

    L’Etat et le pouvoir politique n’ont pas le droit de confondre l’ordre républicain et la recherche délibérée de l’affrontement.

    Nantes, le 19 janvier 2016


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